Une entreprise peut être viable et pourtant connaître une tension de trésorerie. Baisse temporaire des ventes, stock important, échéances bancaires et dettes fournisseurs peuvent rapidement réduire la marge de manœuvre du dirigeant.
Exemple concret : un franchisé dans l’électroménager
Une société exploite plusieurs magasins d’électroménager sous franchise. Les ventes ralentissent, le stock augmente et plusieurs factures fournisseurs arrivent à échéance. La banque refuse parallèlement d’augmenter la ligne de trésorerie. L’activité reste viable, mais les prochaines échéances deviennent difficiles à absorber.
Pourquoi agir avant les premiers impayés majeurs ?
Lorsque la difficulté est identifiée suffisamment tôt, une négociation avec la banque, les fournisseurs, le bailleur ou le franchiseur peut encore être organisée. Le mandat ad hoc ou la conciliation peuvent également offrir un cadre confidentiel pour rechercher un accord avec les principaux créanciers.
Quand envisager une procédure collective ?
Si les difficultés ne peuvent plus être surmontées par la négociation, la sauvegarde ou le redressement judiciaire peuvent devoir être étudiés selon la situation financière de l’entreprise et l’existence ou non d’un état de cessation des paiements.
Le calendrier est déterminant : quelques semaines peuvent faire la différence entre une négociation confidentielle et une procédure collective devenue nécessaire.
Ce qu’il faut retenir
Le droit des entreprises en difficulté est d’abord un droit de l’anticipation. Plus le dirigeant intervient tôt, plus il conserve de solutions pour préserver l’activité.
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L’accompagnement de Juris Terra
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